Commerce Equitable, La Poste s'engage

Commerce Equitable, La Poste s'engage
Depuis octobre 2005, La Poste propose à ses postières un vêtement professionnel fabriqué en coton équitable. Face au succès de ce produit, une gamme encore plus étoffée est disponible pour l'ensemble des 100.000 postières et postiers du Groupe depuis cet automne.


Le Groupe La Poste, signataire du Pacte Mondial des Nations unies depuis 2003, se doit d'être exemplaire de par sa place dans la société française, ses missions, sa présence sur le territoire et les valeurs qu'elle porte. Depuis trois ans, La Poste s'est engagée à développer une offre de produits responsables, éthiques ou éco-conçus et à intégrer des critères environnementaux et sociaux dans ses achats.

Ainsi, depuis l'année dernière, les factrices peuvent choisir, dans le catalogue de vêtements professionnels, un débardeur en coton équitable. Ce débardeur est réalisé à partir de fibre de coton provenant d'Afrique de l'Ouest (Mali, Sénégal, Burkina Faso et Cameroun) et est certifié par Max Havelaar qui garantit l'origine équitable du coton, les conditions de travail éthiques des différentes étapes de sa transformation, un prix de vente plus juste pour les producteurs africains et une prime de développement versée aux coopératives d'agriculteurs.

Cette offre « test » est un véritable succès ! 90.000 exemplaires ont été commandés par les 45.000 factrices. Et l'été dernier, 15.000 tee-shirts en coton équitable ont été distribués aux facteurs remplaçants.


Les tenues proposées aux factrices et aux facteurs ont permis de soutenir 3.000 familles d'Afrique de l'Ouest.

Véronique Matton (photo), jeune factrice du Var, a été une des premières conquises. Dans le cadre d'une démarche de sensibilisation interne, elle a pu vérifier lors d'un voyage au Mali avec une de ses collègues, l'importance d'un commerce plus juste pour les pays du Sud. « Ce n'est pas utopique de penser que tout l'argent récolté dans le cadre du commerce équitable est reversé et que l'on peut voir exactement à quoi il sert. Quand nous sommes parties au Mali, nous avons vu des locaux qui servaient à toute la communauté et qui avaient été construits grâce à cet argent. Cet achat rejaillit autant sur l'éducation des enfants que sur les habitations. ». De retour du Mali, cette ambassadrice de la démarche a motivé ses collègues pour acheter le débardeur équitable.

Cette démarche est le fruit d'un partenariat entre le Groupe La Poste, Armor-Lux et Max Havelaar.« La Poste cherchait à la fois à mener une action significative pour le commerce équitable et à impliquer tous ses collaborateurs, souligne Patrick Widloecher, directeur du développement durable. Nous avons lancé un appel d'offres pour un débardeur féminin, qui incluait, en plus de clauses de qualité et de prix, des clauses de responsabilité sociale. » Armor Lux, PME bretonne, répondait parfaitement à ces exigences puisqu'elle venait de signer une convention avec Max Havelaar.

Fort de ce succès, le Courrier a donc décidé d'étendre la gamme de tenues en coton équitable à l'ensemble des hauts 100% coton du nouveau catalogue. Ainsi, depuis mi-novembre, chaque postière et postier peut trouver 8 références fabriquées à partir de coton équitable. 350.000 exemplaires pourraient être commandés et fabriqués en 2007.


Un engagement qui s'adresse également au client


Cette réussite s'intègre dans une politique globale du Groupe. L'entreprise déploie depuis trois ans une démarche d'achats responsables qui s'applique à d'autres produits (papier, mobilier), et propose à ses clients une offre de produits éthiques ou éco-conçus.
Depuis l'année dernière, elle propose dans les espaces boutique des bureaux de poste modernisés, toute une gamme de produits issus du commerce équitable tournant autour de l'écrit (papeterie, stylo, carterie, petits cadeaux,...).
Pour renforcer cette démarche, La Poste a signé en juillet dernier un partenariat de deux ans avec le premier acteur français lié au commerce équitable : la fédération Artisans du Monde. Ce partenariat porte sur l'organisation régulière d'animations dans les bureaux de poste pour les 2,9 millions de clients qui viennent chaque jour, et par des formations aux enjeux du commerce équitable pour les postiers.
Le 5 décembre dernier, ce sont ainsi près d'une centaine de bureaux de poste qui ont proposé à leurs clients des actions de sensibilisation autour du développement durable et du commerce équitable.

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# Posté le mercredi 06 décembre 2006 14:10

Ethiquable : quel développement est compatible avec le commerce équitable ?

Ethiquable : quel développement est compatible avec le commerce équitable ?
En prenant récemment une participation de 32 % dans la chocolaterie Klaus, avec qui elle travaille depuis le lancement de son activité il y a trois ans, la marque Ethiquable a soulevé plusieurs interrogations sur la compatibilité d'une telle opération avec son statut de SCOP dédiée au commerce équitable de produits alimentaires (café, thé, jus de fruits, chocolat...). Pour Stéphane Comar, l'un des fondateurs, il s'agit d'une stratégie très cohérente avec la philosophie de la marque. Explications.

Novethic : Pourquoi avoir décidé de devenir associé de la chocolaterie Klaus ?
Stéphane Comar : C'est une décision logique et stratégique. Nous travaillons avec eux depuis le début, nous les apprécions humainement et sommes devenus un client important de cette chocolaterie. Nous avons eu l'idée d'un rapprochement car nous réfléchissions à la manière de réduire le nombre d'intermédiaires intervenant dans la production d'une tablette de chocolat, pour des raisons économiques et de philosophie. Il faut savoir que dans la filière cacao, il y a une foultitude de petits producteursmais un nombre très restreint de transformateurs, qui torréfient puis broient les fèves de cacao pour en obtenir la « masse », qui donnera le beurre et la poudre de cacao servant à fabriquer du chocolat. Seuls trois géants en Europe se partagent le marché du chocolat équitable. Depuis le début, nous achetons du chocolat que nous faisons fondre en tablette chez Klaus. Mais pour assurer notre indépendance et notre développement, notre idée est d'acheter, en 2007, avec Klaus la machine (la conche) permettant de transformer le cacao en chocolat, et d'assurer cette partie de la fabrication en plus de la commercialisation actuelle.

Cela va-t-il avoir une incidence pour les producteurs locaux de cacao ?
Stéphane Comar : Dans la même logique, nous allons proposer aux producteurs dominicains qui nous fournissent en fèves de cacao de se tourner vers des industriels locaux pour faire torréfier et broyer leurs fèves sur place, et de nous envoyer directement la poudre et le beurre de cacao. Cette solution a l'avantage de développer la filière et le marché local, tout en développant et autonomisant les producteurs de fèves. C'est une démarche que nous avons déjà appliquée à la fabrication des chips de banane, des confitures et du café soluble, et qui nous semble logique quand on parle de commerce équitable.

Vous devenez associé d'une entreprise qui ne fabrique pas uniquement du chocolat issu du commerce équitable, pensez-vous inciter Klaus à se tourner plus massivement vers le chocolat « équitable » ?
Stéphane Comar : Nous n'avons pas l'intention de révolutionner l'entreprise Klaus, avec qui nous partageons des valeurs qui nous ont donné envie de nous associer que ce soit en terme de gestion des hommes comme en terme d'objectifs et de stratégie de développement. De toutes les manières, actuellement, il existe une réelle contrainte économique qui rendrait difficilement imaginable la conversion de Klaus au tout équitable, c'est la différence de prix entre un cacao issu du commerce équitable et un cacao issu du commerce classique (+ de 50 %).

Vous avez fait le choix de la grande distribution, tout en étant présent dans quelques magasins spécialisés. Comment conciliez-vous logique marchande de masse et commerce équitable, vous posez-vous la question d'une taille critique pour Ethiquable par exemple ?
Stéphane Comar : C'est un débat qui alimente nos réflexions actuelles, car nous sommes à ce jour 52 personnes à travailler au sein de notre SCOP. Pour garder l'idée d'une démocratie participative, nous pensons qu'il y a une taille critique. Nous avons par exemple fait le choix jusqu'à maintenant de ne pas externaliser certaines fonctions (comme le commercial) et de ne proposer que des embauches en CDI. Mais avec la concurrence venant de grandes marques comme de marques de distributeurs, des questions surviennent sur la stratégie à adopter car nous sommes emportés dans une course en avant. En cela, notre récente prise de participation dans la chocolaterie Klaus est un début de réponse, car nous allons passer de la position de fournisseurs à celle d'industriels, ce qui va changer le rapport à la grande distribution. Nous pourrions fabriquer pour elle par exemple.

Le lancement d'une boutique « Ethiquable gourmand » entre t-il dans votre stratégie de contrôle de la filière ?
Stéphane Comar : C'est aussi une réponse aux enjeux de la distribution actuelle. Nous avons toujours souhaité créer des magasins de proximité. Nous testons en effet, depuis un an, la distribution en propre à Lyon, où nous avons lancé un magasin, Ethiquable gourmand. Nous avons créé une SCOP du même nom, et espérons ouvrir, en 2007, cinq autres boutiques en France, dont les gérants seraient sociétaires de la SCOP. Mais cela n'est pas simple, le magasin a tout juste trouvé son équilibre avec un salaire et demi et ce sont de petits salaires. Nous nous heurtons à deux difficultés : d'une part la flambée des prix rend l'acces à l'immobilier difficile, d'autre part, notre statut de structure coopérative limite l'accession à l'emprunt. Mais nous avons bien l'intention d'y arriver.


novethic

# Posté le lundi 04 décembre 2006 13:59

Modifié le samedi 26 mai 2007 16:07

Un rapport sur le commerce équitable

Dans commerce équitable, il y a "équitable". Il y a aussi "commerce" ...

Le député européen Frithjof Schmidt (Verts - Allemagne) a présenté un rapport sur le commerce équitable comportant une résolution sur le sujet qui a été adoptée le 7/07/06.

Le rapport évoque rapidement l'histoire du "commerce équitable", ce « partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d'équité dans le commerce international. »
- les balbutiements à la fin des années 50, lorsqu'Oxfam UK a commencé à vendre des produits d'artisanat fabriqués par des réfugiés chinois dans ses boutiques.
- en 1967, création de la première organisation d'importation (aux Pays-Bas), suivie par l'ouverture de premier "Magasin du tiers-monde" en 1969.
- deuxième Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED) à Delhi, en 1968, où les pays en développement demandent "Du commerce, pas d'aide".
- en 1973, premier "café du commerce équitable" importé en Europe à partir de coopératives de petits producteurs du Guatemala (des produits comme le thé, le cacao, le sucre, le vin, les jus de fruits, les fruits à coque, les épices, le riz, etc. suivront peu après).
- dans les années 80 vient l'idée de diffuser les produits du commerce équitable dans les magasins ordinaires en les distinguant par un label.
- en 1988, le label "Max Havelaar" est créé aux Pays-Bas. Dans les années qui suivent, des organisations de labellisation semblables, à but non lucratif, voient le jour dans d'autres pays européens et en Amérique du Nord.
- en 1997, création de la FLO (Fair Trade Labelling Organization) responsable de l'établissement des normes internationales du commerce équitable, de la certification de la production et du contrôle des échanges effectués selon ces normes, ainsi que de la labellisation des produits.
- aujourd'hui, divers regroupements d'acteurs du commerce équitable, sur des périmètres variés, se poursuivent.

S'appuyant sur les acquis de l'histoire du commerce équitable [1], le rapporteur a proposé une résolution par laquelle le parlement européen invite la Commission Européenne à reconnaître l'apport positif du commerce équitable, à agir pour son développement, à envisager, par exemple, une réduction de TVA pour ses produits, à inclure le commerce équitable dans l'élaboration de la politique commerciale de l'Union, notamment en renforçant le Système de préférences généralisées (SPG +) (un système qui offre, aux pays du Tiers-monde ayant souscrit la plupart des conventions internationales en matière de protection sociale et environnementale, un accès privilégié aux marchés de l'Union européenne).

Cette option de la promotion du commerce équitable comme composante d'une politique commerciale qui intègre des proccupations écologiques et sociales, proposé par le député Vert et adoptée par le parlement est un choix qui sera probablement contesté.

Dans l'avis annexé au rapport de M. Frithjof Schmidt, la "commission du commerce international" si elle a repris des conclusions du rapporteur, a tenu à le faire en évoquant « la liberté d'entreprendre et l'ouverture des marchés ». Et, selon le blog d'Alain Lipietz, le rapport Frithjof Schmidt a déclenché « le lobbyisme furieux des grandes compagnie internationales de négoce des matières premières (café etc) et l'ironie du commissaire Mandelson. »

A l'inverse, quand la résolution rappelle que « la mise en place d'un système commercial multilatéral libre et équitable est le meilleur moyen de gérer correctement la mondialisation dans l'intérêt de toutes les parties concernées, » son auteur prend le risque de se voir cataloguer comme traître libéral par ceux qui voient en la mondialisation la source de tous les maux et par ceux pour qui l'urgence écologique impose relocalisation, circuits courts, autonomie, toutes choses peu compatibles avec le commerce international, fut-il équitable.


Dimanche 9 juillet 2006
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[1] Presque totalement inconnu dans certains états membres mais très implanté dans d'autres, le commerce équitable a vu ses ventes globales en Europe atteindre le chiffre de 660 millions d'euros en 2005.

# Posté le jeudi 13 juillet 2006 15:40

Café équitable Malongo : les nouvelles technologies au service de la traçabilité

Café équitable Malongo : les nouvelles technologies au service de la traçabilité
Chaque année, la Compagnie Méditerranéenne des Cafés Malongo importe d'Haïti 170 tonnes de café auprès de 40 coopératives de petits producteurs. Soucieuse de développer la qualité et la transparence de sa filière haïtienne, la société annonce un programme ambitieux : des "puces" radio pour renforcer la traçabilité de ses produits et du télé-enseignement sur la culture du café, en créole, délivrée au c½ur des plantations.
Comment mettre les technologies de l'information au service du commerce équitable ? Soucieux de garantir la qualité et la transparence de ses produits, Malongo propose deux voies : le recours aux étiquettes "intelligentes" pour le suivi des stocks, de l'arbre à la tasse ; et le développement du télé-enseignement pour former les petits producteurs des coopératives et contribuer à réduire la fracture numérique.

Avant-première mondiale présentée le 12 mai dernier, la solution de traçabilité conçue par Malongo vise le client final. A l'aide d'un téléphone portable reconnaissant la puce d'identification par radio-fréquences (RFID) présent sur l'emballage, le consommateur peut accéder à "l'histoire" de son café : nom du producteur, localisation de la plantation, date de récolte et de torréfaction, etc. Mieux, par le biais d'un ordinateur relié à Internet, cette première géolocalisation donne accès à d'autres informations : le site Web de la plantation, une galerie d'images locales, des pages sur l'éco-tourisme...

Puces électroniques et réseau haut-débit en 2007

"Le paquet de café devient un vecteur de communication pour le consommateur," résume, enthousiaste, Jean-Pierre Blanc, Directeur Général de Malongo. "Nous travaillons actuellement à déployer la technologie en amont, pour avoir la physionomie complète des grains de café dans nos conteneurs. La traçabilité pour le consommateur sera effective au second semestre 2007." A cette date, les modèles de téléphones à lecteur RFID devraient représenter près de 50 % du marché.

Deuxième projet dévoilé par la société niçoise : la téléformation par réseau haut débit. "Aujourd'hui, nous sommes confrontés à un problème de rendement, par manque de recépage des arbres ou de taille des branches qui étouffe la lumière indispensable au fruit du cafetier" explique l'entrepreneur. "L'idée avec ces formations est d'apporter un appui aux petits producteurs, de leur transmettre des techniques qui vont permettre d'augmenter les volumes, donc leur revenu."

En cours de traduction et d'adaptation, les neuf modules du programme – très visuels, délivrés en créole et d'une durée de 30 mn chacun – couvrent l'ensemble des techniques de production du café : de l'historique du secteur à l'entretien d'une plantation, des maladies existantes aux différentes étapes de la récolte. Le lancement de ces formations est prévu fin d'automne 2006 et vise les 500 participants. L'enseignement, organisé autour d'un ordinateur portable dans un premier temps, doit ensuite avoir lieu à distance, par visioconférence et accès haut débit sans fil, une fois le réseau WiMax opérationnel. Avec un coût de 1000 euros et une portée de 30 km par antenne, cette option offre une connexion Internet à un coût raisonnable.

Obtenir un effet de levier à moindre coût ?

Jean-Pierre Blanc en est convaincu, en accélérant le développement du commerce équitable, l'informatisation doit permettre aux régions reculées des zones intertropicales de revenir dans la course. "La démarche est purement café mais d'autres informations pourraient suivre, car le déficit éducatif est énorme." A court terme par exemple, en s'ouvrant dans les écoles, le télé-enseignement pourrait permettre aux jeunes générations de rester sur place et de ne pas s'agglutiner dans les bidonvilles de Port au Prince.

Réalisée en partenariat avec les universités d'Haiti et Nice Sophia Antipolis, dont le Master MBDS est délocalisé depuis 1998 à l'Université d'Etat d'Haïti, l'opération représente un coût global de 100 000 euros, mise en place des RFID et fabrication des cours inclus. "Malongo n'a pas vocation à se substituer aux agences de développement ou aux acteurs de l'Internet en finançant des antennes WiMax, précise Jean-Pierre Blanc. Il s'agit d'inciter les opérateurs à travailler avec nous à cette vision, de donner l'impulsion." Avant peut-être de décliner l'expérience haïtienne à d'autres pays producteurs partenaires de Malongo, comme au Congo ou au Vénézuela.


Lundi 04 Juillet 2006
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# Posté le mercredi 05 juillet 2006 18:30

Les ventes de produits équitables ont décollé en 2005 dans le monde

Les ventes de produits équitables ont décollé en 2005 dans le monde
Les ventes mondiales de produits "commerce équitable" ont bondi de 37 % en 2005, à 1,1 milliard d'euros, selon le rapport annuel de l'organisme international qui délivre le label, Fairtrade Labelling Organisation (FLO), publié mercredi 28 juin. Plus de 300 entreprises à travers le monde se sont associées au commerce équitable l'an dernier, une hausse de 29 % qui porte le nombre total des sociétés offrant ces produits à 1 483. Le nombre de producteurs s'étant vu accorder le label a plus que doublé entre 2001 et 2005, pour atteindre 508, dans 58 pays, assurant de meilleures conditions commerciales à plus de cinq millions de personnes, note également la FLO.

Au Royaume-Uni, les ventes de produits "équitables" ont progressé de 40 %, à 195 millions de livres (282 millions d'euros) l'an dernier et représentent un quart des ventes mondiales, selon des chiffres récemment publiés par la Fondation du commerce équitable, organisme britannique de certification et membre de la FLO. Marks and Spencer est devenue en mars le premier grand commerce de détail britannique à ne vendre que du thé et du café portant la marque "commerce équitable". La chaîne de magasins a par ailleurs étendu sa gamme de vêtements en coton sous ce label.

En France, l'attribution du label "commerce équitable" a pris, en comparaison avec d'autres pays européens, beaucoup de retard. Mais, note le rapport, à partir de 1998, les choses ont évolué, avec notamment le succès "incroyable" des produits Max Havelaar.

UNE GAMME DE PRODUITS VARIÉS

"La rapidité avec laquelle les ventes augmentent montre la demande croissante des consommateurs pour un modèle positif de commerce plus juste et plus soutenable à long terme pour les agriculteurs, et qui les aide à développer leurs communautés", souligne la FLO.

La marque "commerce équitable" assure aux producteurs un prix minimum qui couvre leurs coûts de production plus une prime pour l'investissement dans des projets de développement socio-économiques.

La gamme de produits certifiés est très variée. Elle inclut le café, le thé, le cacao, le sucre, les fruits, les biscuits, le miel, les épices, le vin, la bière, le rhum, les fleurs, les yaourts, ou encore les vêtements en coton.


Le Monde
Mercredi 28 Juin 2006

Document (en anglais): Fair trade in Europe in 2005, Facts and figures on Fair Trade in 25 European countries
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# Posté le mercredi 28 juin 2006 13:46

Modifié le mercredi 28 juin 2006 15:15