Premier produit non alimentaire labellisé, le coton vient de se voir décerner l'étiquette « commerce équitable » par l'association Max Havelaar. Neuf grandes marques ont déjà décidé de soutenir ce nouveau projet.
Après l'alimentaire, le vestimentaire. Douzième produit labellisé « équitable », le coton vient s'ajouter à la liste des marchandises déjà disponibles. Café, cacao, thé, sucre, riz... et maintenant coton. La France est d'ailleurs la première dans le monde à lancer des produits à base de coton équitable. Par ce label, l'association Max Havelaar garantit que le coton utilisé a été produit et récolté dans des conditions « équitables » (organisation démocratique des coopératives, agriculture raisonnée, interdiction d'achat de semences OGM...). En échange, les producteurs obtiennent la garantie d'une rémunération décente. Mais au-delà d'un prix minimum, il s'agit surtout « d'encourager les producteurs à prendre en charge leur propre développement », précise le directeur de Max Havelaar, Victor Ferreira.
Produit dans quatre pays d'Afrique (Sénégal, Mali, Cameroun et Burkina Faso), le coton équitable a déjà séduit neuf grandes marques : les chaussettes Kindy, le fabricant de textile breton Armor Lux, la société de produits d'hygiène en coton Hydra (marque Bocoton), la marque de prêt-à-porter pour homme Celio, le fabricant de linge de maison Hacot, le fabricant de vêtements de sport Eider... La Redoute aussi : on pourra ainsi retrouver dans le catalogue automne-hiver 2005, quelques 200 000 tee-shirts en coton équitable. Certains créateurs, comme Rachel Liu, s'étaient déjà spécialisés dans la fabrication de vêtements en coton équitable. Lancée en 2002, la griffe Ideo, membre de la Plate-forme française pour le commerce équitable, est distribuée chez 130 revendeurs en France, Belgique, Hollande et Allemagne.
Un producteur mieux rémunéré
Un produit 10 à 15% plus cher, mais qui permet aux producteurs africains, de poursuivre leur activité. Réunissant près de 2000 producteurs, le Mali attend beaucoup du commerce équitable. Le prix minimum garanti (238 francs le kilo) est supérieur à celui du marché national (200 francs le kilo). Soit une différence de 38 francs, auxquels il faut ajouter une prime de développement proportionnel à la récolte. Grâce à cet argent, les habitants espèrent construire de nouveaux équipements. « L'année dernière, avec nos 20 tonnes de coton, nous avons pu couvrir le toit de l'école du village avec des tôles ondulées », indique Soloba Mady Keita, producteur malien venu en France pour la Quinzaine du commerce équitable et directeur du Syndicat des paysans du Cercle de Kita (SPCK). En 2005, ils espèrent récolter 500 tonnes. Leur but : construire une maternité et peut-être un forage d'eau potable. « Mais vous savez, au Mali, on a besoin de tout ».
source
04/05/2005
Après l'alimentaire, le vestimentaire. Douzième produit labellisé « équitable », le coton vient s'ajouter à la liste des marchandises déjà disponibles. Café, cacao, thé, sucre, riz... et maintenant coton. La France est d'ailleurs la première dans le monde à lancer des produits à base de coton équitable. Par ce label, l'association Max Havelaar garantit que le coton utilisé a été produit et récolté dans des conditions « équitables » (organisation démocratique des coopératives, agriculture raisonnée, interdiction d'achat de semences OGM...). En échange, les producteurs obtiennent la garantie d'une rémunération décente. Mais au-delà d'un prix minimum, il s'agit surtout « d'encourager les producteurs à prendre en charge leur propre développement », précise le directeur de Max Havelaar, Victor Ferreira.
Produit dans quatre pays d'Afrique (Sénégal, Mali, Cameroun et Burkina Faso), le coton équitable a déjà séduit neuf grandes marques : les chaussettes Kindy, le fabricant de textile breton Armor Lux, la société de produits d'hygiène en coton Hydra (marque Bocoton), la marque de prêt-à-porter pour homme Celio, le fabricant de linge de maison Hacot, le fabricant de vêtements de sport Eider... La Redoute aussi : on pourra ainsi retrouver dans le catalogue automne-hiver 2005, quelques 200 000 tee-shirts en coton équitable. Certains créateurs, comme Rachel Liu, s'étaient déjà spécialisés dans la fabrication de vêtements en coton équitable. Lancée en 2002, la griffe Ideo, membre de la Plate-forme française pour le commerce équitable, est distribuée chez 130 revendeurs en France, Belgique, Hollande et Allemagne.
Un producteur mieux rémunéré
Un produit 10 à 15% plus cher, mais qui permet aux producteurs africains, de poursuivre leur activité. Réunissant près de 2000 producteurs, le Mali attend beaucoup du commerce équitable. Le prix minimum garanti (238 francs le kilo) est supérieur à celui du marché national (200 francs le kilo). Soit une différence de 38 francs, auxquels il faut ajouter une prime de développement proportionnel à la récolte. Grâce à cet argent, les habitants espèrent construire de nouveaux équipements. « L'année dernière, avec nos 20 tonnes de coton, nous avons pu couvrir le toit de l'école du village avec des tôles ondulées », indique Soloba Mady Keita, producteur malien venu en France pour la Quinzaine du commerce équitable et directeur du Syndicat des paysans du Cercle de Kita (SPCK). En 2005, ils espèrent récolter 500 tonnes. Leur but : construire une maternité et peut-être un forage d'eau potable. « Mais vous savez, au Mali, on a besoin de tout ».
source
04/05/2005