Entre 800.000 et un million de producteurs (soit plus de cinq millions de personnes si l'on compte des membres de leurs familles), la plupart possédant une petite exploitation, vivraient des bénéfices du commerce équitable dans des pays de l'hémisphère sud.
Rétribués à des prix supérieurs aux cours mondiaux, les produits équitables améliorent le niveau de vie des paysans producteurs.
Selon "La Tribune", un producteur de café touche ainsi 0,62 euro pour un paquet de café, contre 0,15 euro pour un producteur qui traite avec le circuit commercial ordinaire.
Dans leur livre "L'aventure du commerce équitable" (Lattès), les fondateurs de Max Havelaar racontent: "Nous avons récemment calculé que le revenu des petits producteurs de café de Coyotepec [Mexique, NDLR] (...) s'élève à présent à deux dollars par jour environ. C'est une amélioration notable si on la compare aux 80 cents d'avant (...). Pourtant, le petit producteur de café, avec ce salaire journalier, est encore loin du salaire minimum de 3,30 dollars en vigueur à Mexico".
En résumé: le commerce équitable améliore le revenu de certains paysans. Mais il ne résoud pas à lui tout seul les problèmes économiques d'un pays entier. Pour l'instant, la filière est donc encore une goutte d'eau dans la mer.
Une goutte d'eau qui n'en a pas moins des effets positifs. Le commerce équitable aide ainsi à sédentariser des populations agricoles démunies. C'est "une sorte d'assurance-vie qui doit leur permettre de diversifier leurs cultures pour aller vers des marchés plus porteurs, en même temps qu'il doit aider concrètement et rapidement au développement", précise le président de Max Havelaar France, Victor Ferreira, (dans "Le Monde").
L'amélioration concerne surtout le secteur du café. Une filière économique d'importance: elle est ainsi la deuxième source de devises des pays de l'hémisphère sud après le pétrole et deuxième matière échangée après l'or noir. Elle fait travailler quelque 25 millions de familles dans 50 pays. Depuis l'effondrement des cours en 1988, le prix d'achat de la matière première ne réussit pas "à couvrir les coûts de production", note 'Le Monde".
La filière est aussi l'objet d'une intense spéculation. Selon l'organisation non gouvernementale Oxfam, cité par l'économiste Christian Jacquiau (dans "Marianne"), un kilo de café ougandais est payé 0,14 dollar le kilo au paysan. Après transformation, il est vendu (sous forme soluble) à 26,40 dollars américain. Plus-value: 7000 %.
Et le commerce équitable dans tout ça ? Certes, pour l'instant, il ne représente que 0,25 % des échanges mondiaux. 0,25 %... Mais ses parts progressent. Ainsi, dans un pays comme le Pérou, la part du café exporté par les petits producteurs dans le total des exportations du pays a doublé, passant de 6 à 12 % entre 1995 et 2003, selon le responsable de l'ONG néerlandaise Green Development Foudation cité par "La Tribune".
"Grâce au commerce équitable, aux ONG et aux associations, on redevient des citoyens à part entière et on peut apporter des solutions aux problèmes de notre pays", explique dans "La Tribune" l'un de ces producteurs.
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Rétribués à des prix supérieurs aux cours mondiaux, les produits équitables améliorent le niveau de vie des paysans producteurs.
Selon "La Tribune", un producteur de café touche ainsi 0,62 euro pour un paquet de café, contre 0,15 euro pour un producteur qui traite avec le circuit commercial ordinaire.
Dans leur livre "L'aventure du commerce équitable" (Lattès), les fondateurs de Max Havelaar racontent: "Nous avons récemment calculé que le revenu des petits producteurs de café de Coyotepec [Mexique, NDLR] (...) s'élève à présent à deux dollars par jour environ. C'est une amélioration notable si on la compare aux 80 cents d'avant (...). Pourtant, le petit producteur de café, avec ce salaire journalier, est encore loin du salaire minimum de 3,30 dollars en vigueur à Mexico".
En résumé: le commerce équitable améliore le revenu de certains paysans. Mais il ne résoud pas à lui tout seul les problèmes économiques d'un pays entier. Pour l'instant, la filière est donc encore une goutte d'eau dans la mer.
Une goutte d'eau qui n'en a pas moins des effets positifs. Le commerce équitable aide ainsi à sédentariser des populations agricoles démunies. C'est "une sorte d'assurance-vie qui doit leur permettre de diversifier leurs cultures pour aller vers des marchés plus porteurs, en même temps qu'il doit aider concrètement et rapidement au développement", précise le président de Max Havelaar France, Victor Ferreira, (dans "Le Monde").
L'amélioration concerne surtout le secteur du café. Une filière économique d'importance: elle est ainsi la deuxième source de devises des pays de l'hémisphère sud après le pétrole et deuxième matière échangée après l'or noir. Elle fait travailler quelque 25 millions de familles dans 50 pays. Depuis l'effondrement des cours en 1988, le prix d'achat de la matière première ne réussit pas "à couvrir les coûts de production", note 'Le Monde".
La filière est aussi l'objet d'une intense spéculation. Selon l'organisation non gouvernementale Oxfam, cité par l'économiste Christian Jacquiau (dans "Marianne"), un kilo de café ougandais est payé 0,14 dollar le kilo au paysan. Après transformation, il est vendu (sous forme soluble) à 26,40 dollars américain. Plus-value: 7000 %.
Et le commerce équitable dans tout ça ? Certes, pour l'instant, il ne représente que 0,25 % des échanges mondiaux. 0,25 %... Mais ses parts progressent. Ainsi, dans un pays comme le Pérou, la part du café exporté par les petits producteurs dans le total des exportations du pays a doublé, passant de 6 à 12 % entre 1995 et 2003, selon le responsable de l'ONG néerlandaise Green Development Foudation cité par "La Tribune".
"Grâce au commerce équitable, aux ONG et aux associations, on redevient des citoyens à part entière et on peut apporter des solutions aux problèmes de notre pays", explique dans "La Tribune" l'un de ces producteurs.
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